Une SCPI annonce un taux de distribution. Entre ce chiffre et ce qui arrive sur votre compte, il y a l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux, et un délai que personne ne mentionne. Voici l'écart.
Le montant que vous consacrez à la souscription, frais compris.
Le taux publié par la société de gestion pour le dernier exercice. Il est déjà net des frais de gestion.
Compris dans le prix de la part. Ils ne se voient pas à l'achat, mais ils se paient à la revente.
La période durant laquelle vos parts ne produisent encore aucun revenu.
Ce calcul porte sur les revenus d'une année, à fiscalité française et détention directe. Six éléments pèsent souvent davantage sur le résultat final.
Elle monte, elle baisse, et les corrections récentes l'ont rappelé. Un rendement de 5 % sur une part qui perd 15 % reste une perte.
Revendre suppose de trouver un acheteur. Les délais peuvent s'étendre sur plusieurs mois, voire davantage sur certains fonds.
En direct, en assurance-vie, en démembrement ou via une société : la fiscalité change du tout au tout, à SCPI identique.
Les revenus de source étrangère échappent aux prélèvements sociaux et bénéficient d'un traitement particulier. L'écart de rendement net est substantiel.
Les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers. Financer plutôt que payer comptant change l'équation entière.
Les parts de SCPI entrent dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière. Au-delà d'un certain patrimoine, cela se déduit du rendement.