Les droits de succession se règlent dans les six mois du décès, en numéraire. Beaucoup de familles découvrent le montant au pire moment. Voici l'ordre de grandeur, en l'état actuel de votre patrimoine.
Résidence principale, immobilier locatif, comptes, titres, valeur de vos parts de société — déduction faite des dettes. Hors assurance-vie.
Primes versées avant vos 70 ans, avec vos enfants désignés bénéficiaires. Laissez à zéro si vous n'en détenez pas.
Total des donations faites à vos enfants depuis moins de quinze ans. Elles s'imputent sur l'abattement disponible.
Ce chiffre est celui de l'inaction. Six leviers permettent, légalement, de le réduire dans des proportions considérables — à condition d'être actionnés de votre vivant.
Tous les quinze ans, l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant se reconstitue. Commencer tôt change tout.
Donner la nue-propriété en conservant l'usufruit réduit la base taxable selon votre âge, tout en vous laissant les revenus.
152 500 € par bénéficiaire hors succession, puis un prélèvement forfaitaire. La comparaison ci-dessus parle d'elle-même.
Sur la transmission d'une entreprise, l'exonération porte sur 75 % de la valeur. C'est souvent le levier le plus puissant pour un dirigeant.
Le conjoint survivant est exonéré de droits, mais son sort dépend du régime matrimonial et des dispositions prises. L'ordre des décès compte.
Les droits se paient en argent. Un patrimoine composé d'immobilier et de titres de société peut contraindre vos enfants à vendre dans l'urgence.